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ASVEL vs Real Madrid : Même amoindri, le Real impose sa loi !

Pour cette 17e journée, l’ASVEL débute la nouvelle décennie en Euroleague par une défaite sur le score 77-87 face au Real Madrid. En remportant cette confrontation, le club de la capitale espagnole poursuit sa série de 12 victoires de suite malgré de nombreuses absences.

Une première partie de jeu équilibrée

Des absences notables telles que celles de Sergio Llull, Anthony Randolph, Jayce Carroll, Gabriel Deck et Felipe Reyes n’ont pas empêché la troupe de Pablo Laso d’engranger une nouvelle victoire et donc de rester en tête au classement. Le plan de jeu a été respecté. Au 1er quart-temps, c’est avec le jeu au poste bas de Trey Thompkins que l’attaque du Real Madrid avance. Du côté français, c’est Charles Kahuidi qui maintient l’égalité en provoquant de nombreuses fautes et à l’aide de paniers à trois points. Le capitaine français fait sortir Walter Tavares pour 2 fautes après 5 minutes dans le match. Le grand pivot de 2m22 reviendra en meilleure posture avec de bonnes mains. Il termine la rencontre avec 4 contres sur les 7 de son équipe. Quant à « l’homme », il achève la partie avec une belle ligne statistique en compilant 18 points à 4/6 à trois points, 2 rebonds et 2 passes décisives.

Le premier acte se finit sur le score de 21 à 23 pour le club espagnol. Le banc de l’ASVEL n’a pas su regarder celui de l’ogre espagnol dans les yeux. Il a notamment été dominé par Nicolas Laprovittola. Le meneur remplaçant a amené du vice – à l’image de cette interception sur Diot – et de l’audace, en inscrivant un panier à trois points avec la faute et le lancer-franc à 1 seconde de la fin de la première mi-temps.

Rudy Fernandez sort de sa cachette

Hué à l’appel de son nom dès l’annonce du cinq de départ, le champion du monde 2019 s’en est nourri et a sorti une excellente performance à 35 ballets. L’ailier espagnol a dynamité la défense française avec ses démarquages, ses courses et ses choix de shoots. Le joueur du Real Madrid était dans un de ces soirs où le panier semble aussi grand qu’une piscine et ses mains aussi chaudes que la forge d’Héphaïstos. Sur la première mi-temps, Fernandez inscrit 11 points à 100% à trois points et à mi-distance en 16 minutes. Malgré un marquage serré de la part de joueurs tels que Théo Malédon ou Rihards Lomazs, cela ne l’empêche pas de briller. Avec sa sulfateuse, le Real Madrid finira la 1re période avec une avance de plus 14 points (37-52).

Photo : Euroleague.net

Une deuxième mi-temps contrôlée

+14, un club français contre des Espagnols… c’est un scénario bien connu. Cependant, il n’y aura pas eu de miracle pour l’escouade dirigée par TJ Parker, à la tête de l’équipe en l’absence du coach Zvezdan Mitrovic. Sous les yeux du boss Tony Parker, l’ASVEL n’a jamais abandonné, mais a simplement été dépassé par le sang-froid des joueurs du Real. En l’absence d’Anthony Randolph, Trey Thompkins et Jordan Mickey ont contrôlé la partie. Le second conclut la rencontre avec 18 points et 7 rebonds. Il aura fait mal à la raquette française par sa polyvalence et sa puissance mélangées à sa vitesse de déplacement. Sans être le joueur le plus spectaculaire sur le terrain, il transpire la science du jeu et la précision. Du côté français, c’est l’américain Adreian Payne qui est sorti du lot en clôturant la rencontre avec 11 points pour tenter de réaliser l’exploit. Mais avec un si grand nombre de déchets, la marche était trop haute pour l’équipe française.

Pour cette rencontre de prestige, l’ASVEL n’aura pas su saisir sa chance. Son adversaire espagnol lui aura fait payer la moindre erreur cash. C’est une défaite de laquelle l’effectif rhodanien a beaucoup d’enseignement à tirer pour la suite de la compétition. Celui-ci recevra l’étoile rouge de Belgrade alors que le Real Madrid partira en direction de Moscou pour affronter le CSKA.

(Photo : Euroleague.net)

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