NBA

DPOY Ranking – Novembre 2019 : Les Big men à l’honneur

(Photo : Juan Ocampo/NBAE/Getty Images/AFP)

Alors que la NBA a repris depuis maintenant deux mois, les courses aux trophées reprennent leurs droits. MVP, MIP, DPOY, COY, 6thMOY, ROY… qui seront les nouveaux élus ? Aujourd’hui, focus sur les meilleurs défenseurs de la ligue. Qui succédera à Rudy Gobert ? C’est l’heure du DPOY Ranking, version novembre 2019.

#5 : Jimmy Butler

(Photo : Michael Reaves/Getty Images)

Bilan :

  • 3e de la conférence Est
  • 10 victoires – 4 défaites
  • 5e defensive rating

Statistiques :

  • 5,6 rebonds
  • 2,8 interceptions
  • 0,8 contre

Nouvel arrivé en Floride, Butler brille dans un collectif équilibré qui gagne en ce début de saison. Si la réputation de Jimmy buckets n’est plus à faire, il a largement contribué à resserrer les lignes du Heat. On bouscule l’ère Whiteside avec la manière à Miami. Formé à la dureté du basket-ball à Chicago, il est de ces joueurs qui ne laissent pas un seul espace aux adversaires. Sa nouvelle franchise profite de ses apports défensifs et s’installe à une solide 3e place avec un defensive rating en nette progression. Des classements qui jouent clairement en la faveur du numéro 22. Il s’impose également comme le meilleur intercepteur de la ligue cette année, avec une moyenne de 2,8 interceptions par match. L’adresse n’a pas toujours été son fort depuis le début de la saison, mais sa détermination défensive fait de lui un contender incontestable à la course au DPOY. Attention tout de même à ne pas rater trop de matchs pour rester en lice. Il devra également veiller à ne pas accumuler les échecs sur des matchups déterminantes, comme face à Ben Simmons lors de son passage chez les Sixers.

Performance marquante des quinze derniers jours : 5 rebonds (4 défensifs), 2 interceptions, 4 contres vs. Cavaliers (21/11).

#4 : Kawhi Leonard

(Photo : Ben Margot / AP)

Bilan : 

  • 4e de la conférence Est
  • 12 victoires – 5 défaites
  • 10e defensive rating

Statistiques

  • 8,4 rebonds (7,3 défensifs)
  • 2,3 interceptions
  • 1 contre

Le champion NBA en titre – qui cumule déjà deux statuettes de DPOY – n’est jamais bien loin du débat. En quittant les Raptors, il a rejoint un effectif avec des qualités défensives évidentes. Défenseur sur l’homme d’élite, ses qualités athlétiques et ses grandes mains le rendent injouable. Leonard est sur les bases les plus importantes aux rebonds de sa carrière. Si cette moyenne tendra sûrement à la baisse d’ici à la fin de la saison, on le voit prendre plus de place à l’intérieur avec les Clippers qu’avec ses précédentes équipes. Il part également sur de solides statistiques en interceptions. Il est certain que The Klaw ne relâchera pas la pression sur les lignes de passes adverses d’ici là ; maintenir ses 2,3 steals par match est dans ses cordes. La dernière fois qu’il a comptabilisé une moyenne aussi haute, il devenait défenseur de l’année en 2014-15. Ses performances défensives sont cependant moins mises en avant, entouré de joueurs comme Paul George ou Patrick Beverley. Seulement en 4e place ? Attendez la suite du classement.

Performance marquante des quinze derniers jours : 6 rebonds (6 défensifs), 3 interceptions, 2 contres vs. Celtics (21/11).

#3 Anthony Davis

(Photo : Zhizhao Wu/Getty Images)

Bilan :

  • 1er de la conférence Ouest
  • 14 victoires – 2 défaites
  • 6e defensive rating

Statistiques :

  • 8,8 rebonds (6,5 défensifs)
  • 1,5 interceptions
  • 3 contres

Il a lui aussi bougé pendant l’intersaison : l’étrange volatile a quitté la Nouvelle Orléans pour les paillettes de la Cité des Anges. Régulièrement nommé dans la course au défenseur de l’année, il est d’ailleurs nommé All-Defensive First Team en 2018. Souvent désavantagé par le bilan insuffisant des Pelicans et des blessures trop longues, il n’a jamais réussi à décrocher la précieuse statuette. Cette année, le contexte a bien changé et il pourrait jouer très largement en la faveur d’AD. Très attendu avec les Lakers, il répond présent et s’est bien intégré dans ce roster qui a très nettement progressé en défense. Il est un rempart dissuasif pour les pénétrants adverses et une muraille mobile et physique qui change définitivement la donne dans la raquette. Mené à la baguette par Franck Vogel, il produit des efforts défensifs bien plus important qu’auparavant. Et quand les Lakers défendent, ça paye : meilleur bilan la ligue et de bons résultats qui devraient sans nul doute se poursuivre. Si la saison ne fait que commencer, ils n’avaient plus atteint une telle place dans le classement du Defensive Rating (6e) depuis la saison… 2010-11. 2e meilleur contreur de la ligue avec 1,5 interceptions et 8,8 rebonds de moyenne, il se distingue à son habitue avec des statistiques très fournies. Au centre d’un système efficace dans la meilleure équipe de la ligue, AD prend la première marche du podium.

Performance marquante des quinze derniers jours : 4 rebonds, 3 interceptions, 5 contres vs. Memphis (24/11).

#2 Rudy Gobert

(Photo : Daniel Shirey/Getty Images)

Bilan : 

  • 5e de la conférence Ouest
  • 11 victoires – 6 défaites
  • 1er defensive rating

Statistiques :

  • 14,1 rebonds (11 défensifs)
  • 1 interception
  • 2,1 contres

Double tenant du titre de défenseur de l’année, le frenchie se positionne pour réaliser un threepeat qui serait historique. Trois trophées d’affilée, ce serait une première depuis Dwight Howard. Après un début de saison un peu poussif, le pivot s’est lancé, comme sa franchise qui s’est installée au milieu de la conférence Ouest. Le Jazz a rapidement retrouvé ses bases habituelles avec une défense de fer. Car, s’il y a bien une particularité du jeu de Utah qui est infernale, c’est bien ses grands remparts défensifs. 2e defensive rating la saison passée, ils sont en ce moment la meilleure défense de NBA. Un argument de taille pour Gobzilla qui est le symbole de la dureté de son équipe. Il a construit sa force sur ce compartiment du jeu. Véritable muraille, son envergure le rend très dissuasif. Statistiquement productif en défense (comme en attaque), il est le deuxième meilleur rebondeur défensif de la ligue. Il impacte le jeu et le comportement des adversaires. Un véritable game changer défensif, un défenseur de l’année dans l’âme.

Performance marquante des quinze derniers jours : 19 rebonds (14 défensifs), 1 interception, 7 contres vs. Warriors (23/11).

#1 Giannis Antetokounmpo

(Photo : Getty Images)

Bilan :

  • 1er de la conférence Est
  • 13 victoires – 3 défaites
  • 3e defensive rating

Statistiques :

  • 13,9 rebonds (11,4 défensifs)
  • 1,6 interceptions
  • 1,4 contres

MVP en titre, le Grec s’est imposé comme une superstar très dominante en NBA. Sa production statistique est irréelle et ses skills défensifs sont multiples. Juste derrière le Jazz au defensive rating, il est le patron d’une franchise très performante qui caracole en tête de l’est. Il est probablement le seul de ce classement à pouvoir défendre avec autant d’aisance sur les cinq postes. Mobile, athlétique, rapide, grand et large, sa palette défensive est très étendue. Il est de plus en plus discipliné et le Freak comprend mieux les rouages de l’arbitrage américain pour jouer avec les fautes. À part les blessures, il est difficile de voir ce qui pourrait désavantager Giannis… si ce n’est une nomination dans une autre catégorie des NBA Awards. Quoi qu’il en soit, il possède le classement, les statistiques, les performances et la technicité pour soulever son premier titre de défenseur de l’année. Ce serait la première fois que trois années se succéderaient sans voir un DPOY de nationalité américaine. Affaire à suivre.

Performance marquante des quinze derniers jours : 19 rebonds (15 défensifs), 3 interceptions, 1 contres vs. Blazers (22/11).

D’autres joueurs sont tout proches d’intégrer le top 5 et sont à surveiller de près : Joël Embiid, Paul George, Jonathan Isaac, Evan Turner, Ben Simmons… Rendez-vous dans deux semaines pour la suite de cette course au DPOY. La couronne du roi grec tombera-t-elle ?

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