NBA

Preview 2019-20 : Utah Jazz

La prochaine saison NBA se rapproche de jour en jour. Tandis que toutes les équipes de la ligue mettent le moteur en marche en présaison, les médias spécialisés reprennent eux aussi le rythme avec les traditionnelles previews, une mise en bouche de la saison à venir. Aujourd’hui, L’Analyste s’attaque au Jazz de Utah.

Bilan de la saison précédente : 50-32, 5e de la Conférence Ouest

Après un exercice 2017-2018 exaltant qui marque le début de la hype Donovan Mitchell et une bonne série de Playoffs face au Thunder, les attentes du Jazz étaient élevées. Après un départ pour le moins compliqué, Utah accélère sous l’impulsion de Donovan Mitchell et Rudy Gobert, qui décident alors d’élever leur niveau de jeu. Comme chaque saison, Utah viendra se positionner parmi les meilleures défenses de la ligue. Les joueurs de Salt Lake City finiront l’année face aux Rockets de James Harden, au premier tour des Playoffs, dans une série de cinq matchs injouables pour le Jazz.

Ils sont arrivés : Mike Conley, Bojan Bogdanovic, Jeff Green, Emmanuel Mudiay, Ed Davis, Jarell Brantley (Draft), Justin Wright-Foreman (Draft), Miye Oni (Draft)

Ils sont partis : Ricky Rubio, Grayson Allen, Jae Crowder, Kyle Korver, Derrick Favors, Thabo Sefolosha, Ekpe Udoh

Certains observateurs décrivent l’intersaison du Jazz comme la plus belle de l’histoire de la franchise. Sans tomber dans un tel engouement, il est certain que le Front Office de Utah a frappé un grand coup cet été. Passer de Ricky Rubio à Mike Conley devrait, en effet, faire beaucoup de bien au Jazz. Les pertes de Jae Crowder, Kyle Korver et Derrick Favors semblent largement compensées par les arrivées de Bojan Bogdanovic, Jeff Green, Emmanuel Mudiay et Ed Davis. Le recrutement cohérent et efficace de Dennis Lindsey et Justin Zanik a permis de propulser l’équipe parmi les potentiels contenders cette année.

La situation de Utah

Source : Basketball Insiders

Situation à la Draft 2020 : second tour de Draft

Potentiel 5 majeur :

– PG : Mike Conley
– SG : Donovan Mitchell
– SF : Bojan Bogdanovic
– PF : Jeff Green
– C : Rudy Gobert

Avec l’arrivée de Bojan Bogdanovic, deux options se présentent à Quin Snyder. La première est de décaler Joe Ingles au poste 4, un rôle qu’il remplit très bien puisqu’il l’a joué pendant un tiers de son temps à Utah. La seconde, que semble avoir été retenue est de profiter de l’intensité de l’ailier australien pour mener la second unit. Ainsi, Jeff Green se verra certainement offrir une place dans le cinq majeur dès son arrivée. Bien évidemment, Mike Conley se saisira, lui, du poste de meneur titulaire.

Si la rotation sur les ailes et le poste de meneur a été modifiée en profondeur, la dynamique Mitchell – Gobert apporte une certaine stabilité à ce groupe qui devra apprendre à jouer ensemble. Sur le banc, Emmannuel Mudiay et Ed Davis apporteront un soutien indiscutable au Jazz.

Jazz 2.0

Spécialistes de la défense. Premier Defensive Rating de la ligue en 2017-18, deuxième l’année d’après, Utah s’est forgé une réputation de forteresse imprenable. Symbole de cette défense de fer, Rudy Gobert a d’ailleurs été nommé – une fois encore – défenseur de l’année la saison dernière. Le remplacement de Ricky Rubio par Mike Conley, très solide sur le plan défensif, viendra encore renforcer l’atout majeur du Jazz. Cette année, la Vivint Smart Home Arena s’apparentera à une grande salle de torture pour de nombreux joueurs.

Plus dangereux que jamais. L’arrivée de Mike Conley constitue une évolution considérable sur le plan défensif, mais soulagera d’autant plus Donovan Mitchell en attaque, lui qui marquait jusque-là 23,8 points par rencontre. Avec 21,1 points de moyenne la saison dernière, l’ancien Grizzlie fait preuve de qualités offensives indéniables. Ses 6,1 passes décisives par match (même total que Ricky Rubio) permettront au reste du cinq majeur de s’exprimer. Les 18 points par match de Bojan Bogdanovic et les 12,3 unités de Jeff Green ne sont pas à négliger pour autant. En attaque, le Jazz a fait un grand pas en avant.

Libres comme l’air. L’évolution du roster du Jazz permettra à Quin Snyder d’écarter considérablement le jeu. L’apport de Bogdanovic dans ce domaine (42,5% à trois points en 2018-19) sera considérable. Conley (36,4%), Mitchell (36,2%), Joe Ingles (39,1%) et même Jeff Green (34,7%) devraient, eux aussi, contribuer au spacing de l’équipe. Cet espace permettra à Donovan Mitchell, Jeff Green et Rudy Gobert de s’exprimer au cercle. Cette année, Utah sera une équipe beaucoup plus polyvalente et, par conséquent, certainement bien plus forte. Quin Snyder aura de quoi s’amuser cette année.

Photo : Christian Petersen/Getty Images

La tête sur les épaules

Des limites offensives palpables. Malgré la progression de Utah dans ce domaine, certains joueurs semblent encore trop limités pour contribuer efficacement en attaque. Tout d’abord, malgré ses 15,9 points par match la saison dernière, on pourra question les qualités de Rudy Gobert en attaque. Pas assez technique et pas assez agressif, l’intérieur a encore beaucoup de progrès à faire de l’autre côté du terrain. Néanmoins, c’est le banc qui devrait poser un réel problème sur ce plan. En effet, en dehors de Joe Ingles (volontairement relégué sur le banc pour pallier ce problème), les remplaçants de Utah ne sont pas assez efficaces en attaque pour tenir la barre en l’absence des titulaires. Quin Snyder sera certainement obligé de faire jouer Donovan Mitchell et Mike Conley avec une partie la second unit sur certaines séquences pour combler ce manque.

Un temps d’adaptation nécessaire. L’année dernière, malgré une continuité évidente dans l’effectif du Jazz, il a été très difficile pour cette équipe d’entamer la saison. Cette année, avec un remaniement conséquent du roster, le temps d’adaptation requis par les joueurs de Salt Lake City pourrait encore plus long. Dans une Conférence Ouest aussi concurrentielle, chaque victoire compte. Malheureusement, ce passage à vide presque inévitable devrait pénaliser le Jazz en début de saison.

5 matchs clés de la saison

– 24 octobre 2019 : Utah – Oklahoma City. Premier match de la saison régulière et donc première occasion d’observer le Jazz dans un contexte plus sérieux que la présaison. Malgré les départs de Russell Westbrook et Paul George, il sera également question de raviver la rivalité de ces dernières années.

– 15 novembre 2019 : Memphis – Utah. Séquence émotion : le retour de Mike Conley à Memphis après de nombreuses années de bons et loyaux services.

– 28 janvier 2020 : Utah – Houston. Un véritable test pour le Jazz qui se mesurera à un autre contender et qui devra contenir le meilleur attaquant de la NBA.

– 17 mars 2020 : Utah – LA Lakers. Encore une rencontre digne des finales de Conférence au cours de laquelle les hommes de Quin Snyder devront garder leur sang-froid.

– 14 avril 2020 : Utah – Denver. Dernier match de la saison régulière, face à un potentiel adversaire en Playoffs, qui pourrait être déterminant pour l’avantage du terrain.

Pronostic : 54 victoires – 28 défaites

À rien ne sert de courir, il faut partir à point. Cette année, l’objectif du Jazz ne se limite pas à la saison régulière. Utah n’a qu’une chose en tête : la quête du Graal, la chasse au trophée Larry O’Brien. Ils devront, à partir des matériaux récupérés cet été, bâtir un véritable prétendant au titre pour les années à venir. Cette année sera aussi l’occasion pour les individualités du Jazz de se montrer. Objectif 3e titre de Défenseur de l’année pour Rudy Gobert, Coach of the year pour Quin Snyder et All-NBA Team pour Donovan Mitchell et Mike Conley.

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