NBA

Preview 2019-20 : Charlotte Hornets

C’est une tradition pour chaque média : les previews, une mise en bouche de la saison qui ne saurait tarder à reprendre. Chaque équipe passera donc sous l’œil avisé de l’Analyste et c’est aujourd’hui au tour des Hornets de Charlotte d’être scrutés à la loupe.

Bilan de la saison précédent : 39-43 (9e de la Conférence Est)

La saison des Hornets a été une lutte de tous les instants. Malgré l’arrivée de Tony Parker et le gain de maturité de ses jeunes éléments, Kemba Walker et ses hommes n’auront pas réussi à se qualifier en Playoffs. Avec 3 apparitions au premier tour depuis 2002, l’équipe de Michael Jordan semble stagner depuis bien trop longtemps. Avec un nouveau coach, on pensait les Hornets capables d’accrocher une 8e place dans la Conférence Est. Mais le groupe n’a connu aucune réelle progression cette année. James Borrego et Kemba Walker terminent ainsi leur exercice 2018-19 à une victoire de la barre des 40 victoires et des Playoffs, une énième déception.

Ils sont arrivés : Terry Rozier, PJ Washington (12e choix de la Draft), Cody Martin (36e choix de la Draft), Thomas Welsh

Ils sont partis : Kemba Walker , Tony Parker (retraite), Jeremy Lamb, Frank Kaminsky

Alors qu’il était éligible à un contrat super max de 221 millions de dollars sur 5 ans, les Hornets ont proposé moins de 170 millions de dollars à Kemba Walker. Le meneur a donc décidé de faire ses valises pour Boston, et ainsi contribuer à un projet sportif beaucoup plus attractif. Pour le remplacer, Terry Rozier a décidé de faire le chemin inverse. L’été des Hornets, qui a vu partir Jeremy Lamb et arriver deux nouveaux rookies, a été plutôt calme. La franchise aborde une nouvelle ère avec précaution.

Cette année, le plan des Hornets est simple : partir sur de nouvelles bases. Le Front Office décide de miser sur l’avenir. En réalité, il n’avait pas vraiment le choix. La saison 2019-20 de Charlotte s’annonce très mauvaise, il s’agira néanmoins de progresser dans la défaite pour tirer profit de ce nouvel exercice. Fortement affaiblie par le départ de Kemba Walker, cette équipe ne peut pas avoir de réelle ambition, pas encore.

Le bout du tunnel

Source : Basketball Insiders

Situation à la Draft : 1er tour de Draft, 2e tour de Draft (Boston), 2e tour de Draft (Cleveland)

Les Hornets paient les frais d’une très mauvaise gestion. Cette année, ils débourseront plus de 25 millions de dollars pour Nicolas Batum, et entre 13 et 17 millions pour Michael Kidd-Guilchrist, Cody Zeller, Marvin Williams et Bismack Biyombo. De tous ces salaires, seul celui de Cody Zeller est garanti en 2020, mais on imagine difficilement Nicolas Batum renoncer à sa Player Option de 27 millions. Leur premier choix de Draft vaudra très cher, ils essaieront très certainement d’en récupérer d’autres en sacrifiant quelques éléments.

Le potentiel 5 majeur :

  • Terry Rozier
  • Nicolas Batum
  • Miles Bridges
  • Dwayne Bacon
  • Cody Zeller

Terry Rozier et Nicolas Batum sont deux titulaires indiscutables. Plus expérimentés et probablement meilleurs que le reste du groupe, les Hornets devront se reposer sur eux pour se maintenir à flot, même si les deux joueurs manquent clairement de régularité. Miles Bridges pourrait bien être le jeune talent le plus prometteur dans cet effectif, il est nécessaire de le responsabiliser dès cette saison pour assurer son développement. Dwayne Bacon pourrait bien laisser sa place à PJ Washington au cours de la saison, mais ce dernier ne semble pas encore prêt à se mesurer aux stars de la NBA. La saison dernière, Zeller avait été préféré à Biyombo. Puisque le pivot continuera son aventure avec la franchise en 2020, il n’y a aucune raison que cela change.

L’effectif des Hornets est potentiellement le plus faible de toute la ligue. Sans réel cadre ni leader, l’équipe aura certainement du mal à trouver son rythme en début de saison. Leur manque de maturité et de force intérieure, causera certainement des problèmes régularité des deux côtés du terrain. Cette année, le jeu des Hornets sera orienté vers le développement des jeunes et la création d’une nouvelle identité de jeu. De nombreuses minutes devraient être données aux rookies et sophomores afin de les laisser s’exprimer et de leur permettre de progresser.

Une équipe tournée vers l’avenir

Des joueurs prêts à grandir ensemble. L’atout de Charlotte, c’est sa jeunesse. Terry Rozier (25 ans), Miles Bridges (21 ans) et P.J. Washington (21 ans) seront au cœur de ce nouveau projet. Le premier a montré de quoi il était capable lors de la campagne de Playoffs de Boston en 2018 (16,5 points 5,7 passes et 5,3 rebonds par match à 40,6% au tir), il s’était alors positionné en leader d’un groupe relativement jeune, comme celui des Hornets cette année, et avait emmené son équipe en finale de Conférence. Le dernier exercice a été moins concluant, Rozier a clairement manqué de discipline et sa production statistique a largement diminué. Il n’a marqué que 9 points par match, accompagnés de 2,9 passes et 3,9 rebonds, le tout à 38,7% au tir. A Charlotte, il aura l’occasion de s’exprimer pleinement et éventuellement d’exploser, à l’instar d’Eric Bledsoe à Phoenix. Bridges a fait de très bons débuts avec le maillot des Hornets. De solides moyennes à 7,5 points et 4 rebonds à 46,4% au tir en un peu plus de 20 minutes par match pour sa première saison dans la ligue laissent penser qu’il devrait prendre une place de titulaire au sein de cette équipe. PJ Washington a déjà l’arsenal et la technique pour contribuer au jeu de Charlotte. En tant que tireur à 3 points, il saura apporter du spacing à l’équipe, il est tout à fait capable de pénétrer dans la raquette et, défensivement, de jouer son rôle. Dans la continuité du projet des Hornets, l’ailier fort pourra se développer pleinement aux côtés des autres jeunes de l’équipe. Malik Monk (21 ans) et Dwayne Bacon (24 ans) sont également deux éléments prometteurs qu’il ne faudra pas négliger.

L’opportunité de se donner une nouvelle identité. Avec tant de changement au sein de l’équipe, les Hornets auront la chance de créer une véritable identité. Bloqués dans la culture de la défaite depuis un long moment, les joueurs et la direction de la franchise doivent saisir cette de construire quelque chose de grand, de donner enfin une véritable identité à leur équipe.

Photo : Vaughn Ridley – Getty Images

Crise générale à Charlotte

Une perte de repères. Avec un coaching staff encore récent et la perte de leur leader, les Hornets aborderont la saison sans aucune certitude. Nicolas Batum et Terry Rozier devront certainement se partager le leadership du groupe, qui sera certainement assez difficile à canaliser.

Un manque de régularité. Les deux meilleurs joueurs de Charlotte, a priori Nicolas Batum et Terry Rozier, ont fait preuve d’une certaine inconstance lors des dernières saisons. Bien loin du niveau de jeu qui l’a poussé sur les devants de la scène à Portland, Batum n’affiche plus que 11,8 points, 5,3 rebonds et 3,8 passes de moyenne à 43,5%, le tout en 31,6 minutes de jeu. De nombreux observateurs émettent des doutes sur les capacités de Rozier à être performant en dehors du cadre qu’il a connu à Boston en 2018. La saison du meneur a été assez décevante, et il a fait preuve d’une grande irrégularité. Les deux joueurs ont tendance à totalement s’effacer certains soirs, ce qui pourrait coûter cher à leur équipe. Le manque de maturité de ce groupe ne lui permettra pas d’assurer de bonnes prestations tous les soirs, il faut s’attendre à un certain nombre de Garbage Time.

Un clair manque de potentiel. Si l’effectif des Hornets semble avoir l’avenir devant lui, il lui manque une chose : une star autour de laquelle reconstruire. Bridges, Washington et Rozier ne semblent pas avoir un tel potentiel. Il leur faudra trouver ce joueur rapidement, pourquoi pas avec leur premier choix de Draft en 2020, pour que ce dernier évolue dans un contexte adapté au possible.

5 matchs clés de la saison :

7 novembre 2019 : Charlotte – Boston. Kemba affrontera son ancienne équipe pour la première fois dans une rencontre riche en symbole.
9 novembre 2019 : Charlotte – New Orleans. Le retour de Zion Williamson en Caroline du Nord marquera un affrontement entre deux équipes extrêmement jeunes.
8 décembre 2019 : Charlotte – Atlanta. Les jeunes frelons affronteront les tout aussi jeunes faucons.
18 décembre 2019 : Cleveland – Charlotte. Les Hornets auront l’occasion d’affronter une équipe à leur niveau, une occasion d’observer les jeunes joueurs des deux équipes se répondre.
24 janvier 2020 : Charlotte – Milwaukee . Les Hornets et les Bucks seront les deux premières équipes NBA de l’histoire à s’affronter à Paris.

Le mot du fan :

« Notre roster cette saison est évidemment moins bon que celui de l’année dernière. C’est surtout en attaque que l’on s’est affaibli, avec les départs de Kemba Walker, Jeremy Lamb et Frank Kaminsky (libres), et la retraite de Tony Parker. Les Hornets perdent ainsi 59 points de moyenne inscrits la saison dernière. Terry Rozier arrive à la place de Kemba avec une responsabilité importante : apporter du scoring et de la création, lui qui a en plus négocié un gros contrat (58M$ sur 3 ans). Sinon on a toujours nos joueurs avec leurs contrats boulets qui rendent toute manoeuvre très difficile… Nos jeunes sont notre principal de motif de satisfaction. Monk, Bridges, Bacon, Graham, Washington, Hernangomez et Martin : cette partie de l’effectif des Hornets représente l’avenir de la franchise. Il y a du talent sur lequel James Borrego va pouvoir s’appuyer pour reconstruire une équipe compétitive. En soi notre roster est mauvais, mais pas catastrophique. On espère d’ailleurs retrouver un Batum avec son niveau d’antan en plus d’un rôle de leader dans le vestiaire renforcé. Les Hornets ne peuvent rien espérer cette saison au classement. On aimerait surtout une gestion saine de notre effectif car l’été 2020 sera bien plus agité (5 fins de contrats) que cette intersaison. Apprendre des erreurs du passé en n’offrant pas des gros contrats à des joueurs moyens serait déjà une très bonne chose. Sur le parquet on espère voir la saison de la révélation pour Malik Monk, après deux années moyennes. Nos rookies PJ Washington et Cody Martin devront être intégrés intelligemment, tandis que Dwayne Bacon et Miles Bridges ont tout pour continuer sur la belle lancée de la saison passée. Au classement c’est dur à dire, mais finir dans les trois pires bilans de la ligue serait une bonne affaire. Les Hornets récupéreraient ainsi un excellent prospect qui serait le visage de cette jeunesse chez les frelons. » – @Hornets_France

Bilan en 2019-20 : 22 victoires pour 60 défaites, 14e à l’Est, soit 17 victoires de moins que l’année précédente.

Il semble hautement improbable de voir ces Hornets accomplir quelque chose dès cette saison. La franchise doit néanmoins rester optimiste et regarder vers l’avant, développer ses jeunes talents et créer une nouvelle identité forte, qui accompagnera la franchise lorsque son projet à long terme aboutira.

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