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THE PLAYER : Le manga basket d’un nouveau genre

À travers THE PLAYER, Tiago Danieli nous fait vivre l’histoire palpitante de Damon Law, rookie prodige des Phoenix Embers, un jeune joueur au talent incommensurable et aux ambitions tout aussi élevées. Dans ce monde de fiction, pas de NBA ni d’Euroleague. Il n’existe qu’une ligue mondiale, la MBA, que notre jeune héros semble déjà prêt à conquérir. Mais le chemin sera long et semé d’embûches, Law devra se confronter aux meilleurs joueurs de basket de la planète.

Nous avons eu la chance d’interviewer Tiago (@Tiago_Danieli), l’auteur de THE PLAYER. À 22 ans, il est illustrateur et scénariste indépendant mais aussi un grand fan de NBA. Découvrez son parcours, son oeuvre et ses inspirations sur L’Analyste.

Damon Law, personnage principal de ce manga, n’est pas un rookie comme les autres. Drafté par les Phoenix Embers, équipe sans palmarès et sans prétention au titre, ni même aux Playoffs, il va devoir redoubler d’effort pour adapter son jeu et son tempérament au monde du basket professionnel et ainsi amener son équipe à la victoire. Law a tout des plus grands, Tiago s’est d’ailleurs inspiré de certains des meilleurs joueurs de basket pour créer son personnage :

« Damon est un mix entre Lebron James, Michael Jordan, Kobe Bryant et Kawhi Leonard je dirais. Il partage des similitudes avec eux tout en étant un personnage à part entière. L’important lors de sa conception c’était de rapidement faire comprendre qu’il a déjà un niveau de jeu très élevé. Ray Warren (le rival de Damon Law) est inspiré d’un seul joueur, donc c’est plus sobre. Il s’agit de Kevin Durant, une version appréciée et adulée de KD plutôt… J’y ai aussi glissé dans son nom de famille une référence à un personnage de fiction du dessin animé Galactik Football, qui est dans une situation similaire vis à vis des héros du feuilleton que Ray vis à vis de Damon. »

Le basket professionnel… c’est ce monde à part que l’auteur a voulu représenter dans son manga. En effet, les mangas s’intéressent généralement à des personnages plus jeunes. Ainsi, les deux grandes références de ce milieu, Kuroko’s Basket et Slam Dunk racontent l’histoire de lycéens qui sortent de l’ordinaire. Tiago, lui, voyait les choses différemment :

« Ça va sembler assez bête, mais c’est le basket lui même, le sport professionnel, la NBA, qui m’ont inspiré. Je me suis rendu compte que le côté pro du sport était peu présent dans les mangas, je voulais apporter un nouvel angle d’approche à ce niveau là. »

Si l’histoire, les personnages et les équipes de THE PLAYER s’inspirent de la ligue de basket américaine, Damon Law reste écarté du monde réel. Ainsi, le lecteur est plongé dans un univers fictif dans lequel toutes les équipes sont réunies dans une seule ligue mondiale : la Major Basketball Association. Un monde nouveau, fruit de l’imagination de son créateur, dans lequel les franchises et joueurs que nous connaissons aujourd’hui n’ont jamais existé (même si, bien évidemment, le manga a son lot de clin d’œils destinés aux fans de NBA).

« Ça a été très long de réaliser les différents logos, personnages et de créer et dater un historique précis au sein de la ligue fictive. L’histoire en elle même ne m’a pas pris beaucoup de temps, parce que l’écriture ça peut aller très vite, surtout quand on sait où on va et par chance c’est mon cas ! »

THE PLAYER, c’est aussi un style graphique unique et très dynamique. Les illustrations permettent au lecteur de s’immerger pleinement dans le récit très rythmé du manga. Tiago nous a parlé des outils qu’il utilise au quotidien pour ses illustrations :

« Mon outil principal, utilisé lors de la conception de The Player, a rendu l’âme quelques mois après avoir bouclé le tome 1, c’était une Wacom Cintiq Companion 2, une tablette graphique qui m’a duré 3 ans. Depuis, par manque de moyens, je suis passé sur une Huion Kamvas GT-156HD V2, qui n’est vraiment pas convaincante. Alors je me suis récemment acheté une Wacom Cintiq Pro 13, mais la machine n’est pas compatible avec mon ordinateur, donc je dois aussi le changer. Bref un bordel haha. Mais a part la tablette graphique, je n’utilise que mes doigts et mon coup de crayon ainsi que le logiciel Clip Studio (et Photoshop parfois). Ça reste assez sobre. »

Pour ce jeune auteur, il était avant tout question de partager sa passion de toujours, le dessin. Puisant ses inspirations dans le manga, un genre dans lequel il est plongé depuis l’enfance, ce format s’est présenté comme un choix naturel lorsqu’il a envisagé la création de THE PLAYER.

« Je dessine depuis de nombreuses années. À vrai dire, je dessinais (mal) avant même de savoir marcher haha. Le manga un média que j’ai découvert très tôt et ça a été le coup de foudre, je me suis dis que j’avais envie de transmettre des émotions aux autres par mes créations de la même manière que le manga l’avait fait avec moi. »

Bien sûr, Tiago est aussi un grand fan de basket et de NBA. Après tout, il n’est pas seulement l’illustrateur de son manga, il en est aussi le scénariste et une telle histoire requiert une certaine maîtrise de son sujet. Son équipe préférée ? Les Wizards.

« Ça fait plusieurs années que je suis la NBA, je supporte les Wizards (vous pouvez rire si vous voulez haha) parce que Gilbert Arenas, parce que les Maillots, parce que c’est la capitale, il y a une vraie aura autour de cette franchise et j’adore ça ! En attendant le prochain titre qui nous attends en 2077, je me permet de suivre avec fascination toute la ligue. Pouvoir admirer de tels athlètes a haut niveau c’est une vraie chance et c’est vraiment incroyable. »

Dans la conception de son manga, Tiago a fait face à un réel challenge lorsqu’il était question de l’édition de celui-ci. Après de longues recherches, il a fini par trouver la meilleure solution.

« Ça à été l’épreuve la plus difficile dans ce projet et j’ai presque mis un an pour trouver la solution adéquate. J’ai trouvé cette dernière chez Lulu, qui s’occupe d’imprimer les exemplaires à la demande, dans une bonne qualité, ce qui m’évite d’avoir à gérer un stock à la maison par exemple. »

En juste retour des choses, le travail de Tiago semble apprécié. Ses efforts pourraient s’avérer payants, ce n’est sans doute pas la dernière fois que nous entendons parler de Damon Law et des Phoenix Embers.

« Au niveau de l’accueil critique ça a l’air très positif jusqu’à présent (et pourtant j’étais peu confiant en toute honnêteté haha), il ne manque plus qu’à multiplier davantage les ventes pour me permettre d’avoir les moyens de continuer le récit sans problèmes. »

THE PLAYER est disponible à la vente sur Lulu et, pour ne rien manquer, nous vous invitons à suivre Tiago Danieli sur Twitter.

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