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Coupe du monde : La France fait coup double, reçu 2/2 !

Après une bonne entame de tournoi validée par une solide victoire contre l’Allemagne. On attendait de voir ce que nos Bleus allaient nous proposer contre la modeste équipe de Jordanie. Force est de reconnaître qu’ils ne nous ont pas déçu. Dans un match presque maîtrisé de bout en bout, l’équipe de France a pulvérisé son adversaire 64 à 103. Retour sur cette rencontre à sens unique.

Avant le coup d’envoi, le sélectionneur Vincent Collet avait décidé d’effectuer des changements dans sa rotation par rapport au premier match contre l’équipe d’Allemagne. Frank Ntilikina et Axel Toupane sont promus dans le 5 majeur, alors que Albicy et Batum commencent sur le banc. D’ailleurs ce dernier ne participera pas à la rencontre. Le début du match est équilibré, les deux équipes se rendent coup pour coup et la France se retrouve à égalité avec la Jordanie (9-9) au bout de 4 minutes de jeu. Mais l’adresse extraordinaire des Français va finir par payer. Emmenée par Ntilikina (6 points dans le quart-temps) et Axel Toupane (8 points), adroit de loin, la sélection tricolore arrive à se détacher et à prendre 7 points d’avance. Ils terminent le premier quart temps sur le score de 25-18.

De l’ombre à la lumière

On se dit alors que les coéquipiers d’Evan Fournier sont lancés et qu’ils vont prendre une avance conséquente pour se rendre la partie facile. Or c’est tout l’inverse qui va se produire. Sous l’impulsion d’Abbas et de Tucker, l’équipe de Jordanie va poser des soucis à la seconde unit des Bleus. Grâce à une adresse extérieure dévastatrice, les hommes de Joseph Stiebing recollent à 27-24. De Colo et ses partenaires n’arrivent pas à imposer leur rythme sur la rencontre, la défense sans envie et les mauvais replis défensifs permettent aux Jordaniens de jouer en transition et d’obtenir des paniers faciles. Tout ceci déplaît à Vincent Collet, qui rappelle à ses joueurs qu’il est anormal de ne pas faire les efforts nécessaires en défense. A la sortie du temps-mort, Rudy Gobert, Evan Fournier et Frank Ntilikina reviennent sur le terrain et ce qui changera complètement la physionomie du quart-temps. Une défense plus agressive, dure sur l’homme, et une meilleure protection du cercle vont donner du rythme aux attaques tricolores. Sous l’impulsion d’un Fournier agressif en attaque, et d’un Gobert au four et au moulin (6 points et 8 rebonds à la mi-temps) la France creuse l’écart. Un 3 points au buzzer de la mi-temps de Amath M’Baye viendra parapher trois minutes de folie pour l’équipe de France. Le score à la mi-temps est de 50-33. Les Français terminent la période sur un 17-0. Dévastateur.

Les deux pieds sur l’accélérateur

Au retour des vestiaires, on espère qu’une seule chose : que les hommes de Collet continuent sur leurs formidables fin de première mi-temps. Vœu exaucé grâce par un Frank Ntilikina des grands soirs, à 12 points, 5 rebonds et 5 passes décisives. Avec un plus/minus de +28 lorsqu’il était sur le parquet, le meneur des Knicks a grandement contribué à la bonne prestation de son équipe. Le jeune Français est bien accompagné par son capitaine de route, Rudy Gobert. Le pivot du Jazz continue sur sa lancée avec un troisième quart temps de très haut niveau. Rebonds, aide en défense, dunks, pick and rolls injouables… l’intérieur et ses coéquipiers sont inarrêtables. Ils vont passer un terrible 26-3 sur les deux périodes, qui mettra un terme définitif aux espoirs jordaniens malgré le bon match de Tucker, 20 points à 6/14, qui essaiera de limiter l’écart le plus longtemps possible. La France termine le quart temps avec une avance de + 28 (50-78).

Vous l’aurez compris la dernière période ne sera qu’une formalité pour les Français. Un garbage time de dix minutes qui permettra de nous rassurer définitivement sur Nando De Colo. Discret et pas à son aise en début de rencontre, l’arrière du Fernerbahçe va progressivement prendre le match à son compte. Se contentant d’être à la création au départ et cherchant à se rassurer, l’ancien MVP de l’Euroligue va trouver son rythme au fur et à mesure de la rencontre et progressivement régler la mire, pour terminer meilleur marqueur et meilleur passeur de l’équipe avec 19 points et 8 passes à 70% aux tirs et une évaluation de 24. Les Français terminent la période sur un 25-14. Deux victoires en deux matchs avec un travail parfait.

Avec cette deuxième victoire en autant de match, les Bleus sont d’ores et déjà qualifiés pour le prochain tour. Après un match solide contre l’Allemagne, les tricolores se devaient de rendre la rencontre la plus facile possible. Message reçu à 100% par les Français dans le sillon d’un Gobert colossal. L’intérieur finit avec 16 points 13 rebonds et 2 contres pour 26 d’évaluation. Mais ce qui est surtout à souligner c’est la prestation collective des Bleus. Un match presque parfaitement maîtrisé. Un jeu de qualité comme en témoignent les 26 passes décisives distribuées (pour seulement 11 balles perdues, soit un Assist/Turnover Ratio de 2,4). Cette circulation de balle a permis de trouver des tirs ouverts au large et des tirs faciles près du cercle. Il n’est pas étonnant de retrouver des pourcentages impressionnants : 60% de réussite en global, et un solide 63% à 3 points avec un excellent 12/19.

Le seul petit soucis qu’on peut attribuer à notre équipe aujourd’hui, est le passage moyen de la seconde unité entre la fin du premier quart et le milieu du deuxième. Ce n’a pas été préjudiciable mais, contre un adversaire d’un autre calibre, il ne faudra pas répéter ce genre d’erreur qui pourraient bien être fatales.

La France est en tête de son groupe à l’issue des ces deux rencontres. Une finale de ce groupe l’attend jeudi contre l’équipe surprise du groupe : la République Dominicaine. Il faudra prendre cette rencontre avec le sérieux qu’elle impose, pour pouvoir aborder la suite de la compétition avec trois victoires et être dans les meilleures dispositions possible en vue du deuxième tour qui risque d’être d’un tout autre niveau. Un franc bravo à Vincent Collet et ses hommes, en espérant pouvoir répéter la même chose dans 48 heures.

Photo : FIBA.com

Source : FIBA.com
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